Fatigue, stress, burnout ?

Auteur Inconnu

"Autorise toi à faire ce qui est bon pour toi."

La gestion du stress grâce au massage

Stress, fatigue, burnout, quelle.s différence.s ?

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Définition

Le burnout… un mot très en vogue en ce moment, et pour cause ! Le problème, actuellement, étant de l’utiliser adéquatement et de le différencier d’autres conséquences pathologiques émanant du stress. L’une des définitions les plus récentes regroupe 5 critères spécifiques :

  1. « Épuisement physique et mental »,
  2. « Perte de contrôle cognitif », 
  3. « Perte de contrôle émotionnel »,
  4. « Prise de distance […] par rapport au monde du travail »,
  5. Perte d’idéalisme dans son travail (SPF emploi, travail et concertation sociale, 2017).

Continuum et ...

Néanmoins, si l’on parle de burnout comme d’une « maladie », il n’en reste pas moins la conséquence d’un stress répété qui fatigue l’organisme.
La notion du stress et ces différentes réactions physiologiques seront d’abord abordées par Hans Selye depuis les années 1920 jusqu’en 1936. De là, naîtra le concept de « Syndrome Général d’Adaptation », constitué de trois phases :

  1. La phase d’Alarme :permet à l’individu de se préparer corporellement à répondre à une agression. La réponse est un choix primitif préprogrammé correspondant à une réaction de combat ou de fuite.
  2. La phase de Réaction/Résistance : mobilise les ressources de l’individu sur le long terme si la réaction en phase d’alarme n’a pas suffi à mettre fin au facteur stressant.
  3. La phase d’Épuisement : les ressources physiques et psychiques de l’individu sont épuisées par sur-sécrétion de cortisol; il se laisse submerger et les troubles psychosomatiques commencent à apparaître → Fatigue physique / BURNOUT.
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ATTENTION ! Le stress est une réaction physiologique de l’organisme, conséquence d’un stresseur trop fort (10% concret comme une agression physique, 90% abstrait comme une émotion déclenchée) et non une émotion en lui-même. (Jacques Fradin, « l’Intelligence du stress »)

... conséquences

Après captation d’un stimulus stressant, le cerveau envoie une série de messages jusqu’à la sécrétion du cortisol par les glandes surrénales. Celui-ci aura l’effet « boostant » souhaité pour faire face à l’agression, faisant travailler les organes et systèmes corporels à 120% de leur capacité. Une phase de repos est alors nécessaire pour permettre au corps de récupérer ; ce que la société actuelle ne nous permet plus.

C’est ici que le toucher intervient.

Le massage en soutien pour la récupération somato-psychique ?

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Sciences pour tous de l’université de Lyon

Le côté somatique

Le massage (et particulièrement celui du ventre) possède tout à fait sa place en cas de fatigue chronique (base d’un stress de longue durée). Il sera notamment utilisé pour relancer en priorité la création de sérotonine (qui participe à la synthétisation de la mélatonine, base d’un cycle veille-sommeil de qualité) dont la sécrétion se fait majoritairement dans les intestins (environ 95% de la production) (PilJe.fr).

C’est également dans les intestins, que plusieurs études ont recensé la présence de plusieurs centaines de millions de neurones. Et selon plusieurs sources, ceux-ci pourraient correspondre aux neurones responsables de la gestion des émotions et communiquant directement avec le cerveau grâce au nerf vague (Psychomédia Canada, une étude de l’université de Duke selon Futura-Science, …).

Le massage possède également la propriété de libérer de l’ocytocine et de l’endorphine en plus de la sérotonine, 3 hormones dites « du bien-être » (sur 4).

Hormones, neurotransmetteurs : les rôles

Si la sérotonine est décrite comme hormone de la « sérénité », l’ocytocine se trouve être l’hormone de l’attachement et du lien social par excellence (lien rompu généralement à cause de l’isolement). Quant à l’endorphine, elle « endort » la douleur grâce à son effet antalgique et amène un sentiment de flottement et de légèreté.

Parallèlement à ce travail hormonal, le massage du ventre relance les fonctions digestives généralement ralenties et libère les tensions qui pourraient bloquer le diaphragme. Ces manipulations permettront à la fois d’assimiler à nouveau convenablement les nutriments contenus dans les aliments (assurant l’apport énergétique suffisant aux cellules du corps) et à la fois d’ouvrir les poumons pour assurer une meilleure oxygénation du corps.

Le côté psychique

D’un point de vue plus affectif, la personne souffrant de fatigue ou de BO présente généralement des difficultés à dire « non ». Elle acceptera de réaliser des heures ou des tâches qui ne sont pas comprises dans ses attributions, aider des collègues quitte à se mettre en difficulté. Or, « dire non » fait partie intégrante du processus de différenciation de l’individu.

Affirmer sa différence implique d’être en accord avec soi-même et d’être suffisamment ancré que pour pouvoir incarner cette opposition. Ces pourquoi, le travail du centre du corps (de la zone d’ancrage) est particulièrement important, tant grâce aux mobilisation des tissus que grâce à la respiration ventrale que je propose également d’activer pendant et en dehors des séances de massage.

D’autre part, l’affaissement de la posture en corrélation avec le stress au travail a été démontré plusieurs fois et le lien avec le repli psychique est rapidement établi. L’enroulement des épaules reste l’élément principal et donne cette impression visible de recroquevillement vers l’intérieur. Les témoignages parlent d’une résonnance d’enfermement, comme si la personne repliée sur elle-même cherchait à rentrer en elle-même dans un espace qu’elle considérerait comme un refuge. Et tant au niveau physique, qu’au niveau social, c’est bien le refus de l’interaction qui est en jeu, signifié par cette attitude fermée. Cette tendance au retrait relationnel peut être un véritable signe d’insécurité et de souffrance.

Dans ce contexte, le massage du ventre est un excellent moyen de se reconnecter à son corps. Il permet un moment de relâchement et de repos. L’ouverture des épaules lorsque la personne est allongée sur la table est un premier élément de reprise de confiance, accentué par la relaxation et la lâcher-prise ressenti durant la séance.

Il est donc nécessaire de trouver un.e praticien.ne qui convienne à la personne afin qu’il ou elle instaure un climat approprié à la reprise de confiance en soi et non une relation de soumission « patient-thérapeute ».

33 Av. Henri Pauwels. 1200 Woluwé-St-Lambert

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